1959

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jeudi 15 février 2018

VOYAGE 2017 : Quinzième étape, la belle étape !

Le réveil se fait dans le brouillard, pourtant le soleil est là, tout près. Tout prêt ?
La tente est toute mouillée aussi décidons-nous d'aller prendre le petit déjeuner au village avant de démonter notre campement.
Nous nous rendons compte également sur le court trajet vers le centre du village que l'on n'y voit pas très loin, encore moins qu'hier... Est-il bien prudent de prendre la route par ce temps ?
Après avoir acheté des viennoiseries à la boulangerie, nous prenons notre traditionnel petit déj' au Café des sports.
Quand nous retournons au camping, la brume s'est dissipée et nous pouvons admirer le taureau de Ruynes, cousin de celui de Laguiole.
Nous quittons ce charmant village sous le soleil !
Une longue montée nous permet d'apercevoir au lointain les monts d'Auvergne qui nous accompagnerons une grande partie de la journée.
La route est belle et calme, comme les jours précédents, mais le soleil est là ! Et ça change tout...
La France est encore plus belle sous le ciel bleu.
 A midi, nous pique-niquons au soleil, près de l'église de La Chapelle Laurent.
Pour une fois, la porte est ouverte et nous pouvons découvrir une église toute proprette. Cela change de certains édifices laissés quasiment à l'abandon.
Lors de cet arrêt, je me rends compte que j'ai fait une "erreur de chaussettes" le matin en me vêtant : il faut être plus attentif quand on s'habille dans le brouillard !
Il reste encore dans ce petit village, quelques commerces à l'ancienne.
Nous pourrions nous croire revenus trente-et-un ans en arrière lorsque nous randonnions à tandem dans cette même région.
La suite de l'étape est une longue et belle descente vers Brioude. 
Brioude, la ville de Romain Bardet...
C'est aussi une jolie petite ville où nous prenons le temps de faire un peu de tourisme. En particulier en visitant la basilique Saint Julien, magnifique construction d'art roman.
Et il y en a des beautés à découvrir dans cette église. Des chapiteaux sculptés...
 ...et de superbes peintures murales dans la chapelle Saint Michel située dans la tribune de la basilique.
Evoquant le jugement dernier, elles se trouvent dans une chapelle funéraire qui servait à veiller les corps des chanoines décédés.
On peut penser qu'au Moyen Âge toute l'église était ainsi égayée de couleurs vives.
Des couleurs vives, les vitraux en sont également pourvus.
Ceux-ci sont contemporains.
Ils sont l'oeuvre du dominicain d'origine coréenne Kim en Jong.

En baissant les yeux, on remarque le sol décorés de motifs divers composés avec des galets.
 Galets qui proviennent sans doute du lit de l'Allier tout proche.
 Nous continuons notre déambulation dans les rues de la jolie citée auvergnate à la recherche de...
... l'Hôtel de la dentelle. Et oui ! Laurence ne pouvait rater cela.
 "C'est un centre d'exposition, de création et de présentation de l'art de la dentelle..."
Nous allons le visiter, bien sûr. Et pour ma part, j'ai découvert un art dont je ne soupçonnais pas la difficulté.

Nous découvrons des pièces magnifiques, uniques, réalisées souvent pour la haute couture.
Le travail des dentellières est d'une précision incroyable et le résultat d'une grande délicatesse après des heures et des heures à manipuler les fuseaux.
Et des fuseaux, il peut y en avoir... beaucoup !
Mais notre étape n'est pas terminée et nous reprenons la route pour suivre la vallée de l'Allier.
Lorsque nous traversons cette rivière, je comprends pourquoi une des oeuvres vedette de l'Hôtel de la dentelle est ce poisson !
Si vous passez par Brioude, ne vous contentez pas de visiter la basilique, la dentelle aussi vaut le détour !
Puis nous quittons la vallée pour gagner le camping de Sauxillanges où nous allons passer la nuit. 
Ici aussi, nous pouvons nous étaler !
Ruynes en Margeride - Sauxillanges (81 km)


dimanche 11 février 2018

VOYAGE 2017 : Quatorzième étape , D'Aubrac en Margeride dans le brouillard, la pluie et le froid !

Vendredi 11 août 2017
Pas un temps à mettre un cycliste dehors aujourd'hui... et pourtant nous sommes au milieu du mois d'août ! Mais il nous faut avancer dans notre voyage.
Ces paysages qui, d'habitude, nous impressionnent tant, nous ne faisons que les deviner ce matin.
 Heureusement la circulation automobile est faible et nous jouons à cache-cache avec un groupe de cyclistes étrangers.
En approchant de Saint Urcize, le visibilité s'améliore.
 Les vaches, placides, doivent se demander ce que nous faisons ici. Sûr qu'elles aussi préfèreraient être sous la couette...
Avant d'entrer dans le village de Saint Urcize où nous avions prévu de faire étape la nuit précédente si la météo avait été favorable, nous changeons de direction : cap au nord.
Maintenant c'est le vent et le froid qui nous saisissent ! A tel point que nous devons faire un arrêt imprévu derrière une grange pour revêtir tout ce que nos sacoches comptent de vêtements chauds ! C'est à dire, finalement, pas grand chose car contrairement à notre voyage de 2016 vers les Pyrénées, nous avons allégé notre bagage des vêtements vraiment chauds. Il ne faudra pas renouveler cette bêtise à l'avenir : toujours prévoir des sous-vêtements d'hiver, un cuissard long, des gants, des chaussettes hautes et un bonnet. En empilant des couches et des couches de vêtements d'été et des coupe-vent, nous arrivons à avoir plus chaud malgré tout.
Le paysage est fort agréable : il serait magnifique sous le soleil !
Quand nous nous fûmes réchauffés un peu, beaucoup... c'est la pluie qui arriva !
 Et les vaches, toujours placides, semblent nous plaindre de plus en plus... car en plus de la météo capricieuse, la route a été gravillonnée de frais tout récemment. Si même la DDE nous en veut ! Pourvu que nous ne soyons pas victime de la perçure.
Vers midi nous arrivons à Fournels où nous allons déjeuner.
Déjeuner, déjeuner, c'est vite dit car la pluie redouble d'intensité !
Le seul endroit abrité que nous trouvons pour casse-croûter rapidement est l'entrée d'un garage d'une entreprise de maçonnerie. Pas très sexy sans doute mais au moins nous sommes à l'abri de la pluie mais pas du froid.
Car la température est toujours fraîche quand nous repartons... sous la pluie.
Pourtant la petite route que nous empruntons est belle en ce début d'après-midi. 
Petit à petit la pluie cesse laissant la place à de petites averses et quelques lambeaux de ciel bleu.
L'horizon se dégage, nous arrivons en Margeride.
Au village de Faverolles, nous trouvons un bistrot pour boire une boisson chaude.
Avant d'entamer une longue descente vers...
LE VIADUC DE GARABIT !
De 1880 à 1884, des hommes ont construit ce géant d'acier sous les ordres de l'ingénieur Léon Boyer et de Gustave Eiffel, oui, celui qui a construit la Tour Eiffel quelques années plus tard. 
Quelle prouesse technique pour franchir les gorges de la Truyère dans ce petit coin du Cantal.
Pour notre part, nous quittons la vallée de la Truyère...
...Pour passer juste sous le fameux viaduc.
C'est vraiment un bel ouvrage !
Le ciel est devenu plus clément même si au loin (car la vue est magnifique !) nous apercevons des averses qui brouillent le paysage, poussées un vent inamical.
 Nous hésitons entre l'hôtel et le camping pour ce soir...
Hésitation de courte durée, les deux hôtels du village de Ruynes en Margeride sont fermés.

 Pourtant il semble qu'à une époque pas si lointaine, le tourisme était florissant dans la région. Sans doute le viaduc de Garabit attire-t-il moins de touristes ?
Heureusement, le camping est toujours ouvert.
Et c'est ici que nous allons passer la nuit.
Nous pouvons même manger au sec et au chaud : elle n'est pas belle la vie ?
Etape 14 : Laguiole / Ruynes en Margeride - 73 km